Charles Edwin Flower (1871-1951)

maison Montcalm

Natif de Merton, dans le Surrey en Angleterre, Charles-Edwin Flower poursuit ses études au Royal College of Art à Londres. Il commence à exposer ses œuvres dans les années 1890, notamment en 1899 à la Royal Academy of Arts. En 1902, il entreprend un voyage d’études en Amérique qui dure plusieurs années. Il visite New York, Toronto, Montréal et Québec. A partir de 1906, il voyage en Europe et passe la plupart de son temps en Allemagne. C’est à cette époque où ses œuvres commencent à être publier en cartes postales. Avec Henry B. Wimbush (1858-1943), il travailla près de quatre décennies pour l’éditeur de cartes postales de Londres, Raphael Tuck & Sons. Certaines de ses oeuvres ont été publiés à partir de 1903 dans la série de cartes postales Oilette. Aujourd’hui, certaines de ses œuvres sont conservées au British Museum. Ses cartes postales dépeignent surtout la vie urbaine dans les grandes villes d’Europe et d’Amérique du Nord. Il a réalisé sept œuvres représentant les attraits de la ville Québec au début des années 1900, notamment les environs du château Frontenac. Remarquons la qualité picturale de ses œuvres.

Advertisements

Teodor Axentowicz (1859-1938)

axentowicz

Né d’une famille arménienne à Brasso (Brasnow) en Hongrie, mais maintenant en Roumanie, Teodor Axentowicz fréquente l’Académie de Munich entre 1878 et 1882. Il poursuit ses études à Paris et il est bientôt influencé par le mouvement des Symbolistes qui est en réaction avec la modernité. Il fréquente Sarah Bernhardt et grâce à elle, il réussit à se faire une clientèle auprès des familles parisiennes fortunées. Il devient illustrateur pour Le Monde, Le Monde illustré et Le Figaro. Après son mariage en 1892 avec Iza Gielgud, issue d’une famille célèbre dans le théâtre britannique, il voyage souvent à Londres. Excellant dans le portrait, il ouvre en 1895 un studio à Krakow en Pologne. Il travaille constamment et réalise des portraits de personnages vivant à la campagne, mais aussi des dames de la haute société. Deux modèles l’inspirent particulièrement : Henriette Fouquier, la fille du rédacteur du Figaro Henri Fouquier et une beauté de Cracovie, Ata Zakrzewska. Il est le cofondateur de la Société d’art polonais (Sztuka), un mouvement semblable à la Sécession de Vienne. On le considère comme l’un des co-fondateurs de la Sécession de Vienne; sept de ces artistes étaient établis à Krakow Il termine sa carrière à l’Académie des beaux-arts de Cracovie. Les cartes postales tirées de ses œuvres montrent les deux créneaux qu’il affectionne, les scènes rurales et folkloriques et les portraits de femmes. Les cartes les plus recherchées par les collectionneurs représentent des dames de la haute société parisienne et polonaise.

Sources: 

Communauté franco-polonaise : http://www.communaute-franco-polonaise.org/?p=1549

Among the Hutsul: the oils and pastels of Teodor Axentowicz

Les grandes séries illustrées : les cartes postales des Ateliers viennois (Wiener Werkstätte)

Likarz-Strauss_Fashion_557_Neue_GalerieSmall

Les cartes postales réalisées et imprimées par les Ateliers Viennois sont probablement les plus belles et les plus recherchées par les collectionneurs aujourd’hui. Leur beauté est inégalée et demande à être appréciée au même titre que celles de Mucha ou d’Arpad Basch.

Les Ateliers viennois, mieux connu sous le nom de Wiener Werkstätte a été fondé en 1903 par les designers autrichiens Koloman Moser et Joseph Hoffmann. Formant une association d’artistes et d’artisans à Vienne, l’atelier est créé dans le but de produire  des textiles, des objets décoratifs, des bijoux et des cartes postales de grande qualité. Ce collectif de designers, d’architectes et d’artistes poursuit d’une certaine manière l’idéologie de la Sécession de Vienne, un mouvement artistique amorcé en Autriche en 1897 qui a vraisemblablement lancé le mouvement de l’Art Nouveau et du Jugendstil.

Outre la production d’objets décoratifs, de tissus et de mobiliers, cet atelier a produit une série de cartes postales exceptionnelles qui rivalisent pour leurs qualités avec celles des affichistes Alphonse Mucha à Paris et celles de Marcello Dudovich en Italie.

Vivant une période relativement difficile vers 1907, le collectif Wiener Werkstätte décide de se lancer dans la production de cartes postales à des fins publicitaires mais aussi pour exploiter un nouveau medium de création artistique. L’expérience leur est profitable et l’atelier engage 63 artistes pour la production de cartes postales exceptionnelles. Cette expérience leur permet de renouveler l’esthétique de la carte postale au moment où celle-ci connaît un grand succès en Europe et en Amérique du Nord. Ces artistes développent une approche innovatrice pour structurer la relation entre le texte et l’image.

Les artistes produisent 1000 cartes numérotées et 920 d’entre elles ont des designs distincts qui proviennent en fait d’œuvres exposées lors de la première exposition de l’atelier. Le tirage estimé entre 500 et 1000 par cartes varie selon les cartes. La série comprend des scènes urbaines de Vienne, des cartes de souhaits et des scènes humoristiques. Chacune des cartes est unique puisque l’on procède à des collages et à des ajouts de couleur. Pour cette initiative unique, on a aussi recours au talent des étudiants de l’École des arts appliqués de Vienne qui signent leurs propres cartes. Aujourd’hui les cartes postales de Koloman Moser, de Joseph Hoffmann et d’Egon Schiele sont parmi les plus chères sur le marché des collectionneurs.

Deux catalogues de ces cartes postales ont été publiés jusqu’à maintenant :

Wiener Werkstätte catalogue Wienner Werkstaette Jugendstil Nouveau Werkstatte, Krepostnov Publishing House
Detlef Hilmer; Elisabeth Schmuttermeier; Christian Witt-Doerring; Leonard Lauder, Postcards of the Wiener Werkstätte: Selections from the Leonard A. Lauder.  Hatje Cantz, 2011.
Source:
Renee Price et Paul Asenbaum, Wiener Werkstätte, 1903-1932: The Luxury of Beauty. Editions Prestel, 2017, 400 pages.

Les cartes postales des Ateliers viennois http://www.cartexpo.fr/LefebvreMarcLescartespostalesdesAteliersViennois.pdf

 

Marcello Dudovich 1878-1962

Dudovich

Né à Trieste en Italie, Marcello Dudovich poursuit ses études à l’École royale de Trieste et à l’Académie de Munich. Il commence à travailler dans la boutique de son père Antonio Dudovich bien connu comme illustrateur d’affiches. En 1897, il déménage à Milan pour travailler comme coloriste dans la firme de Ricordi. Il ouvre par la suite une petite imprimerie. Entre 1899 et 1905, il travaille à Bologne à la conception d’affiches pour Edmundo Chappuis. Reconnu comme l’un des maîtres de l’affiche, Dudovich illustre également des magazines et publie certaines de ses œuvres en cartes postales. Son travail a été fortement influencé par la Sécession de Vienne, un cercle d’artistes importants influencés notamment par l’Art Nouveau. Durant la Première Guerre, on l’a soupçonné d’être un sympathisant de l’Allemagne. Après la guerre, il devient très populaire et il travaille pour l’industrie du cinéma. Refusant les principes idéologiques du fascisme, sa production a diminué durant les années 1930. Dudovich a publié au moins 150 cartes postales différentes. Ses cartes postales publicitaires sont parmi les mieux cotées sur le marché. Il a entre autres publié une série représentant des couples qui dansent et aussi des cartes de propagande militaire durant les années 1910.

Clémentine Hélène Dufau (1869-1937)

Dufau

Native de Quinsac en Gironde, Clémentine Hélène Dufau est l’une des rares femmes à entreprendre une carrière comme peintre et illustratrice. Elle poursuit ses études à l’Académie Jullian de Paris et dans l’atelier de William Bouguereau. Après avoir exposé l’une de ses œuvres au Salon des artistes français, en 1895, elle obtient par la suite des commandes pour réaliser des affiches publicitaires. Elle adhère à la Société des artistes français et ses affiches sont de plus en plus appréciées. Ses œuvres comme celles de plusieurs maîtres de l’affiche sont publiées en cartes postales. Comme plusieurs autres affichistes, elle réalise des publicités pour la maison Byrrh. Spécialisée dans la production de vermouth français, cette maison est connue pour avoir engagé plus d’une centaine d’illustrateurs pour la publication d’affiches et de cartes postales. Raphael Kirchner est l’un d’eux. Artiste fort appréciée à Paris, on lui doit la décoration de la nouvelle Sorbonne avec ses panneaux intitulés Astronomie et Mathématiques et Radioactivité et Magnétisme. Après une vie tourmentée et sans espoir de conquérir le cœur de l’écrivain Edmond Rostand, elle s’installe dans le Pays basque de 1911 et 1926 puis à Antibes. Ses œuvres sont parfois empreintes de mysticisme. Il est vrai qu’elle s’est beaucoup intéressée aux œuvres de Charles Henry et de René Guénon deux spécialistes d’ésotérisme et de métaphysique.  Elle est l’auteure d’un manifeste mystique et féministe publiée en 1932 et intitulé Les trois couleurs de la lumière.

Sources:

http://lepetitrenaudon.blogspot.ca/2015/02/encore-une-femme-peintre-meconnue.html

 

 

Lester Ralph (1877-1927)

Lester Ralph

Natif de New-York, Lester Ralph est un peintre et illustrateur qui fait carrière aux États-Unis. Il étudie les arts à Londres et à l’Académie Jullian à Paris. Il aurait été engagé comme peintre pour illustrer la guerre des Boers en 1897. Il illustre généralement des femmes pour des magazines populaires américains tel que Harper’s. On lui doit des œuvres illustrant des sites archéologiques, notamment en Égypte. Il illustre également des livres comme celles de Mark Twain. Ces cartes postales les plus connues illustrent la vie romantique de jeunes couples, la mode féminine, des scènes de loisirs et des scènes de danse chez Reinthal & Newman.

Carlo Pellegrini (1866-1937)

pelligrini

Natif de Como, en Italie, Carlo Pellegrini est un illustrateur prolifique qui exerce son métier en Suisse. Il réalise plusieurs affiches et près de 450 cartes postales illustrant des scènes d’hiver dans les alpes. En 1912, lors des jeux de Stockholm, le fondateur des jeux olympiques Pierre de Coubertin organisa non sans difficulté un concours d’art et de littérature. Le nombre d’inscriptions à ce concours ne dépassa pas 35. De Coubertin demanda alors à Pelligrini de réaliser un tableau. Avec son œuvre intitulée Sports d’hiver, Pelligrini gagna ce concours avec une médaille d’or. On ne doit pas le confondre avec son homonyme qui est caricaturiste dans la revue Vanity Fair.

Sources :

http://www.pierrelagrue-jo.com/carlo-pellegrini-1866-1937/