Elisabeth Sonrel (1874-1953)

Sonrel

Fille du peintre Nicolas Stéphane Sonrel de la ville de Tours, Elizabeth Sonrel poursuit sa formation à Paris dans l’atelier de Jules Lefebvre. Après ses voyages à Florence et en Italie, elle  S’inspirant de l’imaginaire de l’art chevaleresque, elle réalise plusieurs œuvres qui sont notamment exposées au salon de l’Exposition universelle de Paris en 1900 ou elle obtient une médaille de bronze pour sa toile Le Sommeil de la Vierge. Ses œuvres se rattachent à l’Art Nouveau par le recours à une ornementation particulière. Ses œuvres se retrouvent au Musée des Beaux-Arts à Mulhouse, et au Musée des Beaux-Arts de Tours. Plusieurs d’entre elles ont été reproduites sur des cartes postales fort recherchées par les collectionneurs.

Source : http://diptyquescrossing.blogspot.ca/2011/06/elisabeth-sonrel-loubliee.html

 

Ernest Louis Lessieux (1848-1925)

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Natif de La Rochelle, Ernest-Louis Lessieux est peintre, dessinateur et aquarelliste. Aquarelliste, il se spécialise à la fin des années 1870 dans les paysages maritimes de l’Espagne et d’ailleurs. Plusieurs de ses œuvres sont reproduites sur des calendriers et des cartes postales. Influencé par l’Art Nouveau, il a réalisé des portraits de femmes stylisés. Élève de l’école municipale de Nantes jusqu’en 1862, il entre en 1865 à l’École nationale supérieure des beaux-arts à Paris et étudie auprès de Maxime Lalanne et de Luc-Olivier Merson. Il est professeur de dessin au lycée et nommé conservateur du musée de Rochefort sur Mer à partir de 1871. Faisant surtout carrière comme professeur de dessin et de peinture, Lessieux apporte une contribution importante à la production de cartes postales fortement stylisés. On lui doit une série de cartes postales pour la Compagnie générale transatlantique à laquelle son fils collabore à titre d’illustrateur à partir de 1894. Il réalise plus de 200 cartes postales représentant des femmes et des pierres précieuses. Il collabore également à la série Les sites de France pour Rachel et Delabarre. Il est considéré aujourd’hui comme un maitre de l’aquarelle. Il est toutefois difficile de départager le père et le fils dans les cartes postales qui ont été imprimées.

Sources :

Gérard Aubisse, Les peintres des Charentes, du Poitou et de Vendée: XIXe-XXe siècles : dictionnaire et notices biographiques, G.Aubisse éditeur, 2001.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Lessieux

Arpad Basch 1873-1944

BAsch Italienne

Au même titre qu’Alphonse Mucha et Ernest-Louis Lessieux, l’illustrateur d’origine hongroise Arpad Basch a contribué à façonner une image particulière de la féminité et à contribuer au mouvement de l’Art Nouveau. Arpad Basch abandonne ses études en métallurgie pour se tourner vers les arts visuels. A Munich, il étudie avec le peintre Simon Hollósy À Budapest, il étudie avec le peintre Bertalan Karlovszky (1858-1938). En 1893, on le retrouve à Paris et y demeure jusqu’en 1896. Il étudie avec Jean-Paul Laurens et fréquente les ateliers de Léon Bonnat et Henri Doucet. Retournant en Hongrie en 1896, il s’intègre au groupe d’artistes vivant dans la colonie Százados út de Budapest. Créée en 1910, ce quartier d’artistes regroupent une quinzaine de maisons abritant une vingtaine d’ateliers. D’abord paysagiste, il se tourne graduellement vers des compositions graphiques originales qui sont publiées sur des affiches, des cartes postales et dans plusieurs livres et magazines. Conseiller artistique de la revue éditée par la société littéraire et artistique Magyar Géniusz, il en devient directeur en 1902. Arpad Basch est l’un des grands maîtres de l’affiche en Europe puisque ses œuvres apparaissent dans la revue anglaise The Poster et dans le mensuel français Les Maîtres de l’affiche. Sa série de six cartes postales intitulée International Girls est la plus recherchée aujourd’hui. Une autre série représentant des profils de femmes dans diverses villes du monde est aussi très appréciée des collectionneurs. Les séries Liberty et Woman warrior sont également fort appréciées des passionnés d’Art nouveau. On croit que ce peintre fut tué par les Nazis à Budapest lors de la Seconde Guerre mondiale.

Sources:

Adrien Damon, Around Jewish Art: A Dictionary of Painters, Sculptors, and Photographers, Carnot Editions, 2003.

Stanley Gibbons, Postcard Catalogue, 5ieme édition. London et Ringwood, Stanley Gibbons Publications, 1987.

http://www.metropostcard.com/artistsb.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Ma%C3%AEtres_de_l%27affiche

Philip Boileau (Charles Henri Philip Gauldrée de Boileau) 1864-1917

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Philip Boileau   (Charles Henri Philip Gauldrée de Boileau) 1864-1917 

Philip Boileau est le nom d’artiste de Charles Henri Philip Gauldrée de Boileau. Natif de la ville de Québec au Canada, il est le fils du baron Charles Henri Philippe Gauldrée Boileau (1823-1894) qui de 1862 à 1863 est consul général de France à Québec et de Susan Taylor Virginia McDowell Benton. Il étudie les arts à Londres et en Italie en suivant la carrière de diplomate de son père puis débute sa carrière comme illustrateur en 1897.  Deux années plus tard, il participe à l’exposition de la National Academy of design de New York. Il réside un certain temps à Baltimore au Maryland avant d’établir son studio d’artiste à New York en 1902. A titre de pastelliste, il réalise des œuvres pour des calendriers, des magazines et des éditeurs de cartes postales. Il pourrait avoir été inspiré par les œuvres du peintre italien Giovanni Boldini (1842-1931). On lui doit environ 200 cartes postales différentes. Celles-ci furent  imprimées pour une poignée d’éditeurs tels que Reinthal & Newman. Il a surtout peint sa seconde femme Emily Gilbert, native de Québec, son neveu et ses nièces. Avec ses illustrations évoquant la tendresse et la vie romantique, il est l’un des illustrateurs les plus appréciés aux États-Unis avec Harrison Fisher. Son œuvre a contribué à façonner une image de la jeune femme américaine. Ses cartes postales ont également connu un grand succès en Angleterre avant la Première Guerre mondiale. Il décède à New York en 1917 dans sa maison de Douglastown (New York) qui était située dans le quartier Douglas Manor.
Sources:

David Karel, Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord, Québec, Musée du Québec / Université Laval, 1992.

 

https://www.geni.com/people/Charles-Henri-Philippe-Gauldr%C3%A9e-Boilleau/6000000002799052119

http://www.metropostcard.com/artistsb.html

http://www.vintageimagecraft.com/boileau.html

http://jeanprovencher.com/2016/12/16/qui-donc-connait-le-peintre-philip-boileau-1864-1917/

Pour en savoir plus sur Philip Boileau, voir:

Graham Morgan, Philip Boileau’s Postcards: A Listing of All Titled Cards with Estimated Market Prices. G. Morgan, 1992, 7p.

Dorothy Ryan, Philip Boileau, Gotham Book Mart & Gallery, 1980 – 77 pages

Clarence F. Underwood (1871-1929)

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Natif de Jamestown dans l’État de New York, Clarence Frederick Underwood étudie à l’Art Students League à New York et à l’école privée de peinture et de sculpture mise sur pied à Paris par le peintre français Rodolphe Julian (1839-1907). A titre de peintre et illustrateur, il se spécialise dans les représentations de femmes et adopte un style très académique. Il sera membre de la Société des illustrateurs de New York. Les images de femmes appartenant provenant de milieux aisés constituent l’essentiel de son œuvre. Ses œuvres sont publiées dans plusieurs magazines populaires américains tels que le Saturday Evening Post. Les cartes postales tirées de ses œuvres se caractérisent par des scènes romantiques et classiques qui n’ont pas le caractère osé que l’on retrouve par exemple dans les cartes de Raphael Kirchner ou de Jack Abeille.

Sources :

http://www.metropostcard.com/artistsu.html

https://www.youtube.com/watch?v=R55bvbs0p0Q

 

Rudolf Bernt (1844-1914)

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L’image d’accueil de ce blogue publie une carte postale réalisée par Rudolf Bernt.  Natif de Neunkirchen (Autriche), il débute ses études pour faire carrière en architecture.  Son travail le plus connu en tant qu’architecte est le monument Georg Coch à Georg-Coch-Platz à Vienne. Il étudie à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne avec Carl Roesner et Eduard van der Nüll. À partir de 1870, il travaille dans l’atelier d’Otto Wagner. Rudolf Bernt est devenu membre du Künstlerhaus de Vienne en 1884. La plupart de ses œuvres, des aquarelles surtout, témoignent de son intérêt pour l’architecture. Ses talents comme ornemaniste se remarquent notamment dans les rares cartes postales qu’il a fait publiées.

Melanie-Leopoldina Koehler-Broman (1885-1960)

 

 

mela koehler

D’origine viennoise, Mela Koehler, de son nom d’artiste, a étudié à l’école de broderie et des arts appliqués de Vienne. Elle côtoie Koloman Moser un important peintre qui a également fait publier ses œuvres en cartes postales. Elle devient designer et illustratrice de livres pour enfants. Elle travaille notamment pour le magazine Wiener Mode et apporte une contribution significative à  la carte postale. On lui connaît 150 cartes postales différentes pour une série sur la mode féminine pour le producteur de cartes viennois Bruder Kohn et pour la Wiener Werkstätte, une association d’artistes viennois prônant une esthétique de la modernité. Ses œuvres démontrent bien ses talents comme designer. La Wiener  commence à publier des cartes postales en 1907. Les cartes de Mela Koehler sont considérées comme de véritables œuvres d’art qui ne tardent pas à être collectionnées. Celle-ci est très influencée par les nouvelles textures de la mode. Ses cartes ont notamment été collectionnées par le collectionneur et homme d’affaires important et donateur du Metropolitan Museum of Art Leonard A. Lauder.

Sources :

http://www.wearenotamuse.co.uk/mela-koehler/

http://www.metropostcard.com/artistsk.html

https://www.youtube.com/watch?v=8rRfo4EVLRM

Sur l’histoire de la production de cartes postales à Vienne voir la conférence suivante: